Il pleut, il pleut, bergère ! (ou la vérité sur l’hiver à Nuremberg)

Goutte d'eau sur une feuille verte à Hikkaduwa au Sri Lanka

L’an dernier, je croyais souffrir d’un mal sévère du pays. Dès décembre, c’est-à-dire à peine deux mois après mon arrivée en Allemagne, j’avais une humeur massacrante, du mal à me lever, le goût de pleurer, l’appétit au point mort… Bref, ça n’allait pas.

Comment peut-on en arriver là alors qu’on réalise un rêve ?

Glacier Eiskapelle, Königssee

Randonnée sous la pluie – Derrière, le glacier Eiskapelle

Oui, d’accord, Igor me manquait. Mais le mal venait d’ailleurs.

C’était la faute de la météo.

Sans doute le savez-vous déjà, mais nous habitons à Nuremberg, une ville magnifique située au nord de la Bavière. J’encourage d’ailleurs toujours nos familles, amis et connaissances à venir nous visiter, histoire de justifier cette chambre d’amis qui ne sert pas assez ! Mais je vais être honnête avec vous : si vous rêvez de journées ensoleillées à parcourir les hauts lieux historiques et à profiter des terrasses pour ingurgiter des litres de bière, il vaut mieux éviter la région, sauf en période estivale.

Ici, le temps est humide et le ciel est gris. Les températures sont plutôt clémentes en hiver, avoisinant 0°C. Nous n’avons donc pratiquement pas de neige. En revanche, il pleut régulièrement.

Donc, règle générale, je suis trempée et frigorifiée par l’humidité qui s’incruste au-delà de nos pelures d’oignon. Ça me donne toujours l’impression d’avoir froid par en dedans, vous connaissez ? Et quand, au terme d’une lutte de plusieurs jours, le soleil finit par percer les nuages, j’ai mal aux yeux, faute d’habitude. Avez ces conditions, il est impossible de pratiquer la raquette ou le ski de fond à moins de faire plusieurs kilomètres en voiture en direction des hautes montagnes. La randonnée est aussi à proscrire, en raison de la pluie incessante qui rend les sentiers boueux et impraticables.

Vous allez me dire que j’exagère, mais observez bien ces statistiques :

Heures d’ensoleillement en décembre à Nuremberg : 43

Heures d’ensoleillement en décembre à Montréal : 81

J’essuie donc une perte de 38 heures d’ensoleillement en décembre, en plus de devoir supporter ce froid humide. De façon générale, le taux d’humidité à Nuremberg est de plus de 15% supérieur à celui de Montréal, rendant l’hiver «clément» assez désagréable. Mieux vaut un -10°C au soleil qu’un 1°C humide sous la pluie.

Je ne pensais jamais dire ça, mais le bon vieil hiver québécois me manque. J’aurais presque le goût d’enfiler mon suit de ski et de m’asseoir dans un congélateur pour retrouver la raison.

Est-ce signe qu’il est temps d’essayer la luminothérapie, docteur ?

 

 

 

 

 

 

 

2 commentaires sur “Il pleut, il pleut, bergère ! (ou la vérité sur l’hiver à Nuremberg)

  1. Je souffre du manque de lumière ici, alors pas question de vivre à Nuremberg…par contre j’aimerais bien le 0 degré plutôt que le -40…oui y’a du bon avec la luminothérapie et pour ceux qui le contestent en disant que c’est de la frime alors je répond que même l’effet placebo fonctionne bien pour moi 😉

  2. Comme je te comprend, l’humdité est si difficile à supporter, heureusement qu’il y a toutes ces belles excursions et tous ces beaux voyages pour vous redonner le moral. N’oublie surtout pas cependant que l’humidité est présente ici aussi avec en plus la sloche, la glace….gardez le moral, le printemps revient bientôt et il sera là plus tôt pour vous. xxx

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