deux expats en Allemagne et en voyage

J’ai une confession à vous faire : je ne suis pas née aventurière.

Quand j’étais petite, je croyais dur comme fer que je n’étais pas capable. Pas capable de faire du vélo sans mes petites roues. Pas capable de faire mes devoirs de mathématiques. Pas capable de dormir la porte fermée. On avait beau me répéter l’adage selon lequel « Pas capable yé mort. Son petit frère s’appelle Essaye. », rien n’y faisait. Je n’étais pas capable de me défaire de cette peur de l’échec qui m’habitait. Pas capable d’avoir confiance en moi. Lire la Suite

Série photographique réalisée lors de notre voyage au Maroc en août 2014.

 

La dame en bleu du Maroc

Lovée entre les montagnes du Rif et toute de bleu vêtue, la dame en bleu charme quiconque s’y aventure. Des rues étroites de sa médina émerge une sérénité permettant d’oublier, l’espace d’un moment, les tumultes d’un Maroc étourdissant. Un baume pour l’esprit du voyageur, qui peut enfin se laisser porter par la douce mélodie des prières rythmant les journées. Lire la Suite

BIPBIPBIP. Le minuteur de cuisine résonne, signe que votre pâté chinois est prêt. Ganté de vos plus belles mitaines à four, vous vous risquez alors à entrouvrir la porte, histoire de laisser sortir un peu de chaleur avant d’y plonger les mains. Puis, au moment où votre visage s’approche du four, une sensation de chaleur extrême atteint votre nez et s’immisce jusque dans vos narines, rendant chaque respiration désagréable. Vous tentez, tant bien que de mal, d’éviter de vous brûler les poumons et les sourcils en retenant votre souffle et en détournant le visage, vous obligeant ainsi à mener l’opération à l’aveuglette, ou presque. Pas facile, la vie de cuisto ! Lire la Suite

J’aurais pu écrire un 48 heures à Marrakech bien léché vous vantant à grand coup d’adjectifs les mérites de cette destination, mais je me dois d’être honnête avec vous. Marrakech est un gros bordel. Certains aiment, d’autres détestent. Je suis de celles qui préfèrent le calme et la nature, alors autant vous dire que j’ai difficilement vécu mes premières heures en sol marrakchi. Lire la Suite

23h40 à Casablanca. Le rythme des tambours accélère. Rapidement, les convives se massent à l’arrière de la salle de réception. Alors que nous ne l’attendions plus, la mariée fait son entrée. Anaïs, mon amie depuis près d’une dizaine d’années déjà, apparaît, métamorphosée en princesse des Mille et Une Nuit. Bien agrippée au palanquin, chaise somptueusement décorée et portée par un cortège masculin, elle salue timidement l’assistance, au son des chants traditionnels. Lire la Suite